Jeu du genre et du nombre


Règles du jeu

– Distribuer les cartes phrases entre tous les joueurs.

– Faire un tas retourné avec les cartes carrées.

– Le premier joueur tire une carte carrée. Il dépose sur le plateau une phrase, s’il le peut. S’il se trompe, il reprend sa carte. S’il ne peut pas poser de carte, il passe son tour.

– S’il n’y a plus de carte carrées, refaire un tas avec les cartes déjà piochées.

– Le but du jeu est de n’avoir plus de carte en main.

Un fichier supplémentaire est également disponible pouvant servir d’exercice simple.


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Cet atelier peut aussi être utilisé comme un outil, dans différentes activités :


Activité de tri de corpus :
Ces cartes peuvent être utilisées pour servir de corpus de tri. Il est possible de proposer quelques cartes aux élèves et de leur demander de trier les cartes, sans autre consigne. On choisira par exemple des cartes au singulier et au pluriel dans des proportions égales pour inciter vers ce tri, ou des mots simples avec déterminants le/la ou un/une pour amener davantage sur des observations du genre.
Toute justification de tri devra être entendue, et c’est à l’enseignant de rediriger vers le tri qu’il souhaite : des propositions de tri selon des sons d’attaque ou des rimes seront fort probables, il faudra alors rediriger en demandant d’observer les déterminants par exemple.

Des observations sont possibles à l’issu du tri sur le nombre :  on peut par exemple relever toutes les marques du pluriel, les compter et en déduire celles qui sont les plus fréquentes. On remarquera aussi quels mots portent le pluriel, les déterminants, les noms et les adjectifs le plus souvent ici, dans la règle des chaînes d’accord. Un sens est le plus souvent possible à poser sur le nombre, puisqu’il symbolise grammaticalement une quantité. On peut faire l’analogie entre les mots « pluriel » et « plusieurs ».

De même, observations possibles à l’issu du tri sur le genre : on observe des déterminants différents selon le genre (le plus souvent !). On peut se demander comment connaître le genre d’un mot, et comprendre qu’il s’agit d’une information arbitraire et étymologique. À part les noms de métiers ou les mots à variation pour les hommes ou les femmes, on remarquera que la notion de genre est purement grammaticale et n’a rien à voir avec le genre humain.
 

Activité de transposition :
Les cartes étudiées peuvent être transposées à l’écrit par les élèves, du singulier au pluriel ou inversement. Des observations peuvent alors être faites sur les changements morphologiques tels que la marque du pluriel, en se basant sur la notion de chaîne d’accord abordée dans les observations lors du tri de corpus.
On remarquera que s’il est courant de pouvoir passer une expression du singulier au pluriel et inversement, il n’est pas toujours possible d’en changer le genre, qui est donc une valeur le plus souvent intrinsèque.


Activité de dictée :
Les cartes étudiées peuvent être dictées aux élèves, telles quelles ou en introduisant des changements dans les paradigmes grammaticaux (remplacer un adjectif par un autre par ex.), ou en agrandissant/réduisant la phrase.
 

Progression :
– trier un corpus de cartes selon le nombre
– trier un corpus de cartes selon le genre
– trier un corpus de cartes selon le genre et le nombre
– proposer les cartes dont le genre ou le nombre sont facilement identifiables par le déterminant et sans ambiguïté de sens
– introduire des cartes avec des déterminants moins courants
– introduire le cartes avec une notion de pluriel plus difficile à percevoir (« de la pluie », « aucun regret », « le sable », « un duo », « une fourmilière »)


Anticipation des difficultés :
– Le genre humain homme/femme n’est qu’une représentation grammaticale particulière. En effet, le genre grammaticale appartient à la langue et est arbitraire : une table n’est pas une femme. Attention donc à ne pas aborder la notion de genre par du tri sur un corpus de métiers par exemple ou d’utiliser des pictogramme d’hommes et de femmes pour induire ce type de tri.
– Le nombre peut aussi n’avoir qu’une expression grammaticale, c’est-à-dire avec des répercussions morphologiques sur les mots environnants (par ex. le singulier) en exprimant pourtant parfois une quantité : « un duo », « du sable », « une fourmilière ».
Le genre et le nombre sont des notions utiles à l’orthographe, et se jouent parfois de la représentation réelle.
– Le nombre est porté par le déterminant, et non pas par les mots proches : « un gâteau aux pommes » est du singulier même si « pommes » est au pluriel.
– l’élision  » l’  » ne donne pas directement d’indication sur le genre. On peut alors trouver une autre façon de dire, c’est-à-dire en utilisant un autre déterminant (un ou une) pour identifier le genre.
– un objet très grand peut-être au singulier : une planète.
– un objet unique (au niveau du sens) peut-être au pluriel : « tes lunettes ».
– au contraire, un objet qui est double dans la réalité peut-être au singulier : « une paire de chaussures ».
– les concepts au aussi un genre et un nombre : « plusieurs idées ».
– l’évocation d’une grande quantité peut-être au singulier : « de la neige ».


Aides possibles :
– Guider les tris de façon plus explicite : un seul ou plusieurs, pour les tris sur le nombre. Attention cependant à ne pas en faire une règle par la suite, pour comprendre la subtilité d’une « fourmilière » par exemple.
– Guider les observations vers les déterminants.
– Lors des transpositions du pluriel au singulier, faire décrire les marques du pluriel, elles seront plus facile à supprimer ensuite.
– Lors des transpositions du singulier au pluriel, faire anticiper les mots sur lesquels vont porter les changements : va-t-on simplement ajouter une marque du pluriel et/ou changer un déterminant aussi.
– Faire des analogie par exemple entre la fourmilière et la maison des fourmis, maison étant plus simple à identifier comme singulier pouvant dans le réel regrouper plusieurs éléments.

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